Edito : Culture et résistance !

Publié le par fabien

La priorité des priorités, le préalable même, c’est la réponse aux multiples urgences ; emploi, revenu, logement, santé, papiers, égalité, et sur ces questions on peut dire qu’il y à du boulot, mais ensuite, tout de suite après et presque dans le même temps, ce qui importe, c’est l’accès au savoir, à la connaissance et à la culture.
Et cela parce que la liberté doit permettre le choix et le choix c’est de savoir et de connaître, c’est choisir en connaissance de causes, c’est se poser des questions, des bonnes et des mauvaises, c’est construire des convictions et des engagements et c’est repousser les certitudes.
C’est évolué au sens du processus, de la construction, c’est venir et revenir, partir et repartir, s’arrêter, foncer, mettre en sourdine, pousser un peu comme la voix qu’il faut travailler et maîtriser, le chant quand il est multiple permet cela, la chorale c’est de l’écho, c’est de la solidarité, du groupe, du nombre, du collectif quand certains nous rêvent seuls, isolés, individus renvoyer à notre seule individualité.
Et puis c’est la rencontre l’échange, la (re) socialisation, la (re) structuration, la confiance, le rire, l’amitié, l’amour, c’est en fait participer de et à la société, on compte pour les autres et les autres comptent pour nous.
On se retrouve avec un rôle, une place, une utilité et quand on est nié jusque dans son identité comme c’est le cas quand on ne satisfait pas les appétits gargantuesques des grands patrons et des actionnaires, ce n’est pas rien que d’être attendu ou regretter, d’exister.     
Alors même si ce n’est pas toujours vrai, peut-être pas assez, la culture est une forme de résistance, parfois  même très efficace et souvent combattue en tant que subversive par les tenants des différents pouvoirs.
Subversive en soi parce qu’elle donne à l’individu un emploi que l’on rend après travail à toutes celles et à toux ceux qui le souhaite, et en ces périodes de chômage massif, d’emplois précaires, de pauvreté, et du développement du flicage et des contrôles qui accompagnent le tout, ça doit bousculer.
Des chômeurs, des précaires, des salariés, des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des pauvres, des pas vraiment pauvres mais pas riches, des qui savent chanter d’autres non, se mettent en tas et crient leurs vies, leurs colères, leurs espoirs, leurs rêves, leurs résistances, nous ça nous enchante pas vous ?
Vive la vie !
 
 
 
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